ELVEN – L’église Saint-Alban

 

 

 

 

 

La sablière de l’église Saint-Alban :

Avant restauration :            Après restauration :

                   

La restauration du chœur de l’église St Alban d’Elven en 2019 a mis en lumière la sablière polychrome qui orne le haut des murs. Un élément ornemental exceptionnel et même unique dans le monde des sablières bretonnes. Nombreux sont les Elvinois qui ont assisté longtemps aux offices dans l’église paroissiale sans remarquer cette sablière cachée dans la pénombre, ligne sombre entre les murs et la voûte du chœur. Après la restauration et la sécurisation de la flèche et du chœur extérieur, une seconde tranche de travaux a démarré avec la réfection de la toiture du bas-côté Nord et la restauration de l’intérieur de ce chœur inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques. Un échafaudage, dressé pour atteindre la voûte fatiguée, a permis d’accéder à la fameuse sablière. Et là, surprise et émerveillement devant la poutre sculptée.

Dans sa thèse de doctorat « Les sablières sculptées en Bretagne », Sophie Duhem, aujourd’hui maître de conférence à l’université Toulouse 2, a étudié l’ensemble des sablières bretonnes. Elle dit que celle d’Elven est remarquable par sa rare largeur : deux poutres en encorbellement forment un décor de 70 cm de largeur. Elle précise : « A Elven, le sculpteur, resté anonyme, met en scène un long cortège d’individus présentés en bustes. Chaque personnage est encadré par des figures d’anges portant des blasons ou tenant des phylactères ; d’autres sont en prière. » Pour Sophie Duhem, ces personnages sont là pour illustrer un enseignement religieux, commandé en 1526 par le recteur Bertrand de Quifistre. « Ce cortège rappelle en effet celui de la danse macabre, dont les squelettes auraient été remplacés par des figures angéliques. Cette vision céleste est plus joyeuse, même si sur le fond la signification du message reste la même : la mort est aveugle et inéluctable, elle attend chacun de nous, quel que soit sa condition dans le monde terrestre. »

On ne doit pas chercher ici des portraits mais une mise en scène des différentes catégories sociales de l’époque : évêque, noble, prêtre, bourgeois, noble femme, paysanne, soldat, filandière… Sophie Duhem affirme que la sablière d’Elven est unique. Approcher de près cette poutre sculptée permet de remarquer que l’artisan a su accentuer les détails des physionomies : un personnage est assoupi ; un autre se dresse comme en colère… L’artisan sculpteur a eu grande liberté pour orner les blochets, ces poutres perpendiculaires à la sablière. Il caricature allègrement le clergé et les bourgeois. Il les présente assis, les affublant de traits grotesques. La partie basse de la sablière décline une succession de décors végétaux. De la bouche d’une figure végétalisée sortent des rameaux de vigne. Un oiseau picore une grappe. Un petit personnage se cache à quatre pattes dans un coin. Deux têtes ont une barbe végétalisée qui se prolonge en feuillages.

Pour plus d’informations consultez le flyer  :

Flyer RECTO église Saint-Alban

Flyer VERSO église Saint-Alban

La chapelle Sainte-Anne

La chapelle Sainte-Anne a été bâtie de 1900 à 1902, à l’initiative du recteur Gaudin.

L’édifice néo-gothique est pourvu d’un remarquable pignon. A ses pieds, une porte surmontée d’une accolade avec fleuron reposant sur des pilastres à pinacles fleuris.

Un clocher « cornouaillais » s’élance dans le ciel, prolongé d’une flèche cantonnée de petits gables et de gargouilles.

Les vitraux de la chapelle :

Les vitraux de la nef retracent l’histoire de Sainte-Anne et portent les noms des donateurs. Ils sont dans le style de l’imagerie religieuse du début du XXe siècle, avec une certaine mièvrerie caractéristique de la religiosité de l’époque.

Armand de Charette De la Contrie (1843-1909) en zouave pontifical.

La chapelle Saint-Germain.

La chapelle Saint Germain, édifiée aux XVe et XVIe siècles, remplace une autre chapelle où Saint Vincent Ferrier aurait prêché au XVe siècle. Les sablières portent l’écusson plusieurs fois répété des Malestroit.

La fenêtre du chevet a conservé de beaux restes des vitraux réalisés en 1512 par Maître Trobel. Les armoiries des Rieux, Rochefort, Aumale sont entourées du collier de l’ordre de St Michel… En dessous et sur le vitrail de la fenêtre du mur sud, les armoiries des Coetregal, Callac, Peschart…

Des peintures sont visibles sur la totalité du mur du chevet. L’examen des enduits et couches picturales permet de distinguer au moins 4 périodes successives.

Ici des ocres. Là, deux niches peintes en trompe l’œil derrière les statues, les restes d’un retable peint en trompe l’œil avec une tête d’angelot semblable à celles visibles à la chapelle St Clément.

Calvaire du chevet de l’église

Un entablement mouluré et un socle aux angles rabattus portent la croix de St Germain. Le fût cylindrique est orné, en partie supérieure, de quatre feuilles de chêne sculptées et d’une grosse torsade. La croix est formée de quatre panneaux dont les angles sont soulignés de colonnettes.

Sur la façade, le Christ en croix entouré de la Vierge et de Saint-Jean. Au revers, une Piéta. Sur les faces latérales : Marie-Madeleine et Saint Jean Baptiste.

 

 

La chapelle Saint-Clément

La chapelle St Clément est remarquable par ses peintures murales des XVe-XVIe siècles, inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques.

Pour plus d’informations consultez le flyer : Flyer Chapelle Saint-Clément